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Maturation

Dans bien des cas, nous sommes amenés à considérer des cas qui ne sont pas encore finançables en amorçage, soit parce que la preuve de concept technologique n’est pas encore là soit parce que le projet d’entreprise n’est pas encore mûr (la proposition de valeur n’est pas claire : marché mal identifié, produit pas totalement défini).

Dans le second cas, nous pouvons alors dès lors que l’opportunité nous paraît particulièrement porteuse, financer une phase de maturation au travers d’un dispositif original : SEMPRIN. En amont de la création d’entreprise, SEMPRIN permet de financer des ressources complémentaires à celles des fondateurs (ou de notre partenaire CEA), comme par exemple le recrutement de managers complémentaires, afin d'accélérer la maturation du projet et de maximiser ses chances de succès.

SEMPRIN ne se vise pas à se substituer au travail de maturation strictement technologique qui relève avant tout du partenaire de R&D et s’appuie en général sur d’autres moyens de financement. Il peut permettre de compléter les efforts du centre de recherche amont mais il vise principalement à résoudre le problème de la maturation du projet d’entreprise.

Dans la limite d’un budget défini dès le départ avec les porteurs du projet et le centre de recherche, CEA Investissement va pouvoir se substituer à la future société, prenant pour son compte un certain nombre d’engagements contractuels et de financements (embauche de collaborateurs, achat de prestations en sous-traitance, acquisitions d’études, participation à des projets subventionnés…). A l’issue de cette phase et dans le cas où le projet déboucherait sur une création d’entreprise, CEA Investissement intervient en qualité de co-fondateur et détient une créance sur l’entreprise à hauteur des frais avancés dans le cadre de SEMPRIN, créance qui sera convertie en capital au moment du premier tour de table.

Le programme SEMPRIN, qui permet l’accélération de la création d’entreprise, a financé des projets dès le début 2008. Il constitue une innovation majeure dans le paysage de la recherche publique en apportant une réponse à l’épineux problème de la maturation.